Article N° 8423

CHOLÉRA

Choléra : 5,3 millions de dollars pour renforcer la riposte dans le bassin du lac Tchad

Abderrahim Derraji - 27 septembre 2026 18:22

Le Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane, KSrelief, et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont conclu un accord consistant à allouer 5,3 millions de dollars pour renforcer la lutte contre le choléra dans cinq pays africains : le Cameroun, le Tchad, le Mali, le Niger et le Nigéria. Ces pays font face à la fois aux épidémies, aux déplacements de populations et à la fragilité des infrastructures sanitaires.

Signé le 22 septembre 2026 à New York, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, l’accord porte sur un financement de 5,327 millions de dollars.

Cet accord prévoit de renforcer la surveillance épidémiologique, d’améliorer l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène, tout en facilitant l’accès aux médicaments et aux consommables médicaux.

Il intègre également le forage de puits, la réhabilitation de latrines publiques et le renforcement des établissements de santé. Enfin, des équipements seront mis à la disposition des services d’urgence et de soins intensifs pour améliorer la prise en charge des malades.

D’après l’OMS, plus de 61 000 cas de choléra ont été enregistrés dans la Région africaine au cours des cinq premiers mois de 2026. Le Nigéria traverse la plus importante flambée, avec plus de 50 000 cas et 338 décès depuis janvier. Au Tchad, près des deux tiers des personnes infectées sont des enfants de moins de 15 ans.

Au-delà du montant engagé, ce partenariat illustre l’importance d’une approche intégrée. Le choléra est une maladie évitable et traitable, mais son contrôle dépend autant de la disponibilité rapide des soins et des médicaments que de l’accès à l’eau potable et de la détection précoce des foyers.

L’objectif doit aussi être logistique. Il s’agit de réduire le délai entre l’apparition d’une flambée, son identification et l’arrivée des ressources nécessaires auprès des populations touchées.

Source : OMS